Mohanna : La poursuite du rôle humanitaire et de développement de la FINUL est essentielle pour soutenir la résilience des communautés locales
Le président d’Amel Association International, le Dr Kamel Mohanna, a accueilli au siège de l’organisation à Beyrouth une délégation du bataillon indien de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), conduite par le commandant du bataillon, le colonel Prasoon Singh.
La rencontre s’est tenue en présence de la coordinatrice du programme de santé d’Amel, Malak Khiami, de la coordinatrice du projet, Sarah Ghamlous, et du Dr George Assi, directeur du centre d’Amel à Terbol.
Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération et la coordination entre Amel Association International et le bataillon indien, notamment dans la zone d’opérations de la FINUL au Liban-Sud. Une attention particulière a été accordée au soutien des programmes sanitaires, sociaux et de développement mis en œuvre par les centres d’Amel à Fardis et dans l’Arqoub, afin de répondre aux besoins de la population locale et des groupes les plus vulnérables et de renforcer la résilience des communautés touchées par les crises successives.
Au cours de la rencontre, le Dr Mohanna a présenté le parcours d’Amel Association International, fondée au Liban-Sud en 1979, ainsi que son approche humanitaire non confessionnelle, fondée sur la protection de la dignité humaine et la garantie d’un accès équitable aux droits fondamentaux.
Il a également présenté les principaux programmes de l’organisation et son réseau de centres répartis dans les différentes régions libanaises, notamment dans les domaines des soins de santé primaires, de la protection, de l’éducation, de l’autonomisation économique, de la formation professionnelle et de la réponse aux situations d’urgence.
La rencontre a porté en particulier sur le rôle du centre de développement d’Amel à Fardis, dirigé par Naziha Khafaja, depuis sa création en 2008, en collaboration avec la municipalité de Fardis et l’UNICEF, sous la supervision du ministère libanais de la Santé publique.
Le centre fournit des services de soins de santé primaires et organise des séances de sensibilisation sanitaire et sociale, ainsi que des programmes de formation professionnelle et d’autonomisation économique visant à améliorer les moyens de subsistance et à renforcer la capacité des familles à faire face aux difficultés économiques et sociales.
Le centre met également en œuvre des initiatives en faveur des femmes et des groupes les plus vulnérables dans les domaines de l’entrepreneuriat, de la comptabilité, du marketing, de la transformation alimentaire, de l’artisanat et du recyclage.
Au total, 348 femmes ont bénéficié de ses programmes de formation, de production et d’autonomisation économique, notamment de programmes spécialisés qui ont contribué à développer leurs compétences et à renforcer leur participation aux activités économiques locales.
La délégation d’Amel a également présenté le rôle essentiel du Centre de santé et de développement de l’Arqoub, situé à Kfarhamam et dirigé par Fadia Nasser, dans le soutien aux communautés de l’une des régions frontalières les plus sensibles du Liban. Le centre constitue aujourd’hui un point d’accès essentiel aux services sanitaires, humanitaires et de développement pour les habitants de l’Arqoub.
Le centre dessert 14 villages du caza de Hasbaya, dans le gouvernorat de Nabatieh, et contribue à améliorer l’accès aux soins de santé essentiels pour les habitants des communautés rurales et isolées. Ses activités comprennent la prévention sanitaire, le suivi médical, la sensibilisation et la facilitation d’un accès digne aux soins, notamment dans les zones insuffisamment desservies qui sont confrontées à des difficultés économiques et sécuritaires récurrentes.
Le Centre de l’Arqoub joue également un rôle important dans le soutien aux familles les plus vulnérables et dans le renforcement de la cohésion sociale et de la résilience communautaire dans une région touchée par l’isolement, les déplacements et les tensions régionales. Il travaille en étroite collaboration avec les habitants et les acteurs locaux afin de développer les capacités et de mettre en œuvre des initiatives de développement adaptées aux besoins et aux priorités de la région.
Les deux parties ont souligné l’importance de développer des domaines concrets de coopération entre le bataillon indien et les centres d’Amel à Fardis et dans l’Arqoub, notamment dans les secteurs des services de santé, de la sensibilisation communautaire, du renforcement des capacités et du soutien aux femmes et aux jeunes.
Elles ont également discuté de la mise en œuvre de projets à impact rapide répondant aux priorités réelles des communautés locales du Liban-Sud.
La délégation du bataillon indien a insisté sur l’importance de maintenir une communication régulière avec les organisations de la société civile et les acteurs locaux, d’écouter les besoins des habitants et de renforcer les relations entre les Casques bleus et les communautés au sein desquelles ils accomplissent leur mission.
Elle a également exprimé son appréciation du rôle joué par Amel Association International dans le soutien aux habitants et l’amélioration de l’accès aux soins de santé ainsi qu’aux programmes de protection et d’autonomisation dans les régions qui en ont le plus besoin.
Pour sa part, le Dr Kamel Mohanna a salué le soutien continu apporté par la FINUL aux communautés locales du Liban-Sud, ainsi que la contribution de ses unités, dont le bataillon indien, à la fourniture de services et à la mise en œuvre d’initiatives sanitaires, sociales et humanitaires.
Le Dr Mohanna a souligné l’importance de la poursuite des activités de la FINUL dans leurs différents volets, parallèlement à ses responsabilités principales, notamment dans les domaines humanitaire et du développement. Il a affirmé que la coopération entre les institutions locales et les Nations Unies pouvait contribuer à répondre aux besoins de la population et à renforcer sa résilience.
« La protection de la personne humaine et de sa dignité exige d’associer la sécurité humaine, le développement et la justice sociale. Nous apprécions donc le rôle joué par la FINUL dans le dialogue avec les communautés locales et dans le soutien aux initiatives répondant à leurs besoins. Nous souhaitons développer une coopération concrète avec le bataillon indien, notamment à travers les centres d’Amel à Fardis et dans l’Arqoub », a déclaré le Dr Mohanna.
Il a ajouté : « Les habitants du Liban-Sud sont restés attachés à leur terre et ont affronté, pendant plusieurs décennies, les guerres, l’occupation, les déplacements ainsi que les crises économiques et sociales. Il incombe à toutes les parties concernées de se tenir à leurs côtés, non seulement au moyen d’interventions d’urgence, mais aussi grâce à des programmes de développement durables garantissant leurs droits à la santé, à l’éducation, au travail et à une vie digne. »
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du rôle joué par la FINUL en matière d’interaction civile et de coordination avec les autorités locales, les organisations de la société civile ainsi que les agences humanitaires et de développement présentes au Liban-Sud.
Bien que la FINUL ne soit pas une agence humanitaire ou de développement, ses unités jouent, depuis son déploiement au Liban-Sud en 1978, un rôle de soutien dans la prise en charge de certaines conséquences humanitaires des guerres et de l’occupation, en mobilisant les compétences médicales, techniques et d’ingénierie des Casques bleus.
Ces contributions comprennent notamment la fourniture de services médicaux, dentaires et vétérinaires, l’organisation d’activités de formation et de sensibilisation, ainsi que la mise en œuvre de projets à impact rapide en coordination avec les autorités locales et les organisations de la société civile.
La rencontre s’est achevée par un engagement à poursuivre les consultations afin de définir les priorités communes et d’élaborer des initiatives concrètes à travers les centres d’Amel à Fardis et dans l’Arqoub.
Ces initiatives visent à améliorer l’accès aux services sanitaires et sociaux, à soutenir l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, à consolider les partenariats avec les communautés locales et à contribuer à un développement plus durable au Liban-Sud.








