Par un matin chargé du parfum du Sud et de la chaleur d’une terre qui refuse de céder, l’Ambassadeur de Belgique au Liban, M. Arnaud Pauwels, accompagné du Chargé d’affaires M. Pierre-Louis Renard, s’est rendu en visite de terrain dans les régions de l’Arqoub et de Khiam.
Une visite qui, au-delà du protocole diplomatique, symbolise un message profond : celui de la résilience humaine et de la solidarité internationale.
Des ruines à la renaissance
Au Centre de santé et de développement social de l’Arqoub, partiellement détruit par la guerre, les visiteurs ont été accueillis par le Dr Kamel Mohanna, fondateur et président d’Amel Association Internationale, en présence de Son Éminence le Mufti Hassan Dalleh, des maires et de plusieurs représentants locaux. Grâce à la détermination des habitants et à l’appui des partenaires d’Amel, notamment la Belgique, le centre a retrouvé sa mission : offrir soins, accompagnement et espoir à des centaines de familles.
Découvrant les programmes de soins de santé primaire, de soutien psychosocial, d’autonomisation des femmes et de sensibilisation communautaire, l’Ambassadeur Pauwels a salué « la force tranquille de ceux qui transforment la douleur en énergie de vie », ajoutant :
« Travailler dans des zones marquées par les conflits est une preuve vivante de la capacité des gens à recréer la vie à partir de la souffrance. »
La dignité humaine comme acte de résistance
Pour le Dr Mohanna, la présence d’Amel dans les zones frontalières et populaires n’est pas seulement un devoir humanitaire :
« Amel ne se limite pas à offrir des services ; elle construit une culture de vie et de libération. Défendre la dignité humaine, c’est un acte de résistance. Le développement est la voie la plus sincère vers la liberté et la stabilité. »
Il a rappelé les liens historiques qui unissent Amel et la Belgique :
« Ce qui nous unit, c’est la conviction que la dignité humaine est indivisible, et que sa défense est une responsabilité collective face aux guerres et à la discrimination. »
Khiam : la vie plus forte que les ruines
La délégation s’est ensuite rendue au Centre de santé et de développement social de Khiam, accueillie par le maire, M. Abbas Youssef Ali, et l’équipe locale d’Amel.
Ce centre, presque entièrement détruit lors de la dernière guerre, se dresse aujourd’hui comme un symbole de la volonté de vivre et de reconstruire.
Le Dr Mohanna a déclaré :
« Ce centre a toujours représenté une ligne de front humanitaire face à la destruction. Sa renaissance illustre la force d’une communauté et l’appui constant de la Belgique. »
Un appel à la justice, pas à la pitié
En clôturant la visite, le Dr Mohanna a lancé un appel clair à la communauté internationale :
« Le Liban n’a pas besoin de compassion, mais de justice. Il est temps que le monde agisse pour mettre fin aux violations et aux agressions répétées qui menacent la stabilité de toute la région. »
Il a rappelé qu’Amel, à travers plus de 40 centres et 24 cliniques mobiles animés par 2 300 salariés et bénévoles, poursuit sa mission fondée sur une philosophie simple : l’être humain d’abord, la liberté et la justice sociale comme socle de toute renaissance.
La Belgique, partenaire fière de l’humanisme libanais
Pour sa part, l’Ambassadeur Pauwels a rendu hommage au travail de l’association :
« Ce que nous voyons ici, c’est un modèle d’humanité dans les temps de crise. Les équipes d’Amel incarnent l’espoir d’un Liban qui saura toujours se relever. La Belgique est fière de ce partenariat et continuera à soutenir ceux qui œuvrent pour la dignité humaine. »




