C’est avec une profonde tristesse que Amel Association International annonce le décès de l’un de ses travailleurs et volontaires, Hussein Mohammad Saleh Jaber, tué aujourd’hui à la suite de l’agression israélienne contre la ville de Nabatieh, alors qu’il accomplissait son devoir humanitaire au sein des équipes de la Défense civile, aux côtés de son collègue Ahmad Mohammad Noura. Les deux secouristes ont été tués lors d’une mission visant à porter secours à une personne blessée à la suite d’une frappe israélienne ayant visé la ville de Nabatieh.

Hussein Jaber incarnait un modèle d’engagement, de générosité et de dévouement au service de l’être humain et de la dignité humaine. Il est resté fidèle à sa mission humanitaire jusqu’à ses derniers instants. L’association adresse ses plus sincères condoléances aux familles des deux martyrs, ainsi qu’à leurs collègues et proches, priant pour que leur mémoire demeure honorée et que leurs familles trouvent patience et réconfort.
En s’inclinant avec respect devant le sacrifice des deux victimes, l’organisation souligne que le ciblage des secouristes ainsi que des personnels de santé et des humanitaires constitue une violation grave du droit international humanitaire, lequel impose une protection particulière aux travailleurs humanitaires et médicaux, ainsi qu’à leurs infrastructures et moyens de transport lorsqu’ils accomplissent leurs missions.
L’organisation rappelle que les secouristes, personnels de santé, les humanitaires doivent être respectés et protégés en toutes circonstances dans l’exercice de leurs fonctions. Cette protection s’étend aux hôpitaux, unités médicales et ambulances exclusivement affectés à des usages médicaux, ainsi qu’aux emblèmes distinctifs reconnus par le droit international humanitaire. Toutes les mesures possibles doivent être prises afin d’assurer leur sécurité.
Amel Association International souligne également que les attaques visant les personnels humanitaires et médicaux, leurs infrastructures et leurs moyens de transport constituent de graves violations du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution. De tels actes peuvent constituer des crimes de guerre et nécessitent l’ouverture immédiate d’enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes, ainsi que la poursuite des responsables.
À la lumière de ces développements, l’organisation appelle au respect et à la mise en œuvre du droit international humanitaire en toutes circonstances, notamment par l’arrêt immédiat de toutes les attaques visant les personnels humanitaires et médicaux, leurs infrastructures et moyens de transport, le respect des emblèmes protecteurs et des garanties attachées aux missions médicales, ainsi que l’adoption de toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des premiers intervenants et garantir un accès humanitaire rapide, sûr et sans entrave.
L’organisation renouvelle également son appel au gouvernement libanais afin qu’il porte ces violations devant les instances internationales compétentes, y compris les mécanismes et organes des Nations Unies, et qu’il procède sans délai à l’acceptation de la compétence de la Cour pénale internationale conformément au paragraphe 3 de l’article 12 du Statut de Rome, par le dépôt d’une déclaration officielle reconnaissant sa compétence en matière d’enquête et de poursuites, tout en s’engageant à coopérer pleinement avec la Cour.
L’organisation appelle également le gouvernement libanais à charger la Mission permanente de la République libanaise auprès des Nations Unies à Genève d’engager une action diplomatique urgente et de mobiliser le soutien international en faveur de la tenue d’une session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies afin de placer la communauté internationale face à ses responsabilités juridiques et morales concernant la situation au Liban. Elle appelle également à l’adoption d’une résolution créant une commission d’enquête internationale indépendante sur le Liban, chargée d’enquêter sur l’ensemble des violations présumées des droits humains, des violations du droit international humanitaire et des crimes relevant du droit international, afin d’établir les faits, d’identifier les responsabilités et de lutter contre l’impunité.
Les données récentes révèlent l’ampleur alarmante et systématique de ces attaques. Selon le ministère libanais de la Santé publique, entre le 2 mars et le 7 avril 2026, au moins 20 attaques ont visé des centres médicaux et hospitaliers, tandis que 93 attaques ont ciblé les services médicaux d’urgence, endommageant au moins 75 véhicules médicaux. Ces chiffres démontrent l’impact direct et dangereux de ces attaques sur la capacité des personnels de santé et des premiers intervenants à accomplir leurs missions en toute sécurité et efficacité.
Amel Association International pleure la perte de l’un de ses travailleurs et volontaires, Hussein Jaber
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