Le Dr Kamel Mohanna, Président de l’Association Amel Internationale et Coordinateur général du Réseau des ONG arabes pour le développement, poursuit sa participation et son suivi des débats de la 62e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, dans le cadre de ses efforts constants en faveur des droits humains, de la justice sociale et du droit à la santé, tout en portant la voix des communautés touchées par les conflits, les guerres et les crises humanitaires.
Dans ce cadre, le Dr Mohanna est intervenu aujourd’hui devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en présentant une déclaration orale soutenue par le Centre Europe–Third World (CETIM) (Centre Europe–Tiers Monde), dans laquelle il a souligné la nécessité de respecter le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire, de renforcer les mécanismes de redevabilité et de garantir la protection des civils ainsi que des populations les plus vulnérables affectées par les conflits armés et les crises en cours à travers le monde.
Au cours de cette session, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le droit à la santé, la Dre Tlaleng Mofokeng, a présenté son rapport thématique final intitulé « Le droit à la santé comme vecteur de la dignité humaine » (A/HRC/62/66). Présenté lors de la sixième séance du Conseil des droits de l’homme, ce rapport met en lumière le lien fondamental entre le droit à la santé et la dignité humaine, tout en soulignant la nécessité d’adopter une approche fondée sur les droits humains dans les politiques de santé aux niveaux national et international.
Le rapport rappelle que le droit à la santé ne se limite pas à l’accès aux soins médicaux. Il constitue un pilier essentiel de l’égalité, de la justice sociale et de la dignité humaine. Toute atteinte à ce droit compromet directement la capacité des individus à jouir pleinement de leurs autres droits fondamentaux.
Commentant ce rapport, le Dr Mohanna a souligné que les conflits et crises armées qui frappent aujourd’hui de nombreuses régions du monde, notamment le Liban et la Palestine, démontrent clairement le lien indissociable entre la santé et la dignité humaine. Il a affirmé que les attaques visant les hôpitaux, les centres de santé, les ambulances et le personnel médical constituent non seulement des violations du droit international humanitaire, mais aussi des atteintes directes au droit à la vie, à la santé et à la dignité humaine.
Le Dr Mohanna a également souligné que les professionnels de santé et les acteurs humanitaires exercent leurs missions dans des conditions de plus en plus dangereuses, alors même que les populations civiles rencontrent des obstacles croissants pour accéder aux soins de santé essentiels. Il a appelé la communauté internationale à prendre des mesures plus fermes pour protéger les établissements de santé et leur personnel et garantir leur sécurité dans les contextes de conflit armé.
Il a par ailleurs renouvelé son appel au renforcement des mécanismes internationaux de responsabilité et à la documentation systématique des violations commises contre les civils et les infrastructures sanitaires. Selon lui, l’impunité fragilise le système international des droits humains et favorise la répétition des violations. Il a insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes d’enquête indépendants et efficaces capables de préserver les preuves et de garantir que les auteurs de violations graves du droit international répondent de leurs actes.
Le Dr Mohanna a rappelé que l’Association Amel Internationale, active au Liban et dans la région depuis 1979, poursuit son action en fournissant des services de santé, sociaux et humanitaires aux populations les plus vulnérables. Cette mission repose sur la conviction que la santé est un droit humain fondamental et non un privilège, et que sa protection constitue une condition essentielle à la réalisation du développement durable, de la paix et de la justice sociale.
En conclusion, il a souligné que le rapport de la Rapporteuse spéciale intervient à un moment particulièrement critique, alors que les défis pesant sur le droit à la santé se multiplient à travers le monde. Il a appelé les États membres des Nations Unies à traduire leurs engagements internationaux en politiques et mesures concrètes garantissant à tous un accès sûr, équitable et inclusif aux services de santé, tout en protégeant les civils, les professionnels de santé et les institutions médicales contre les effets des conflits et des violences, afin de préserver la dignité humaine et de promouvoir la justice et les droits humains pour tous.