Selon un reportage publié par Le Monde, l’intensification des frappes israéliennes sur le sud du Liban et la banlieue sud de Beyrouth a déclenché une nouvelle crise humanitaire majeure, provoquant le déplacement de plus de 830 000 personnes depuis l’escalade des hostilités le 2 mars 2026.
À Beyrouth, le parking de la Cité sportive a été transformé en site d’accueil d’urgence où des centaines de familles déplacées vivent sous des tentes installées sous les gradins du stade. Une clinique mobile de la Croix-Rouge libanaise y fournit des soins à des personnes ayant fui les bombardements sans pouvoir emporter leurs médicaments ou leurs effets personnels.
Parmi elles, Nour, une étudiante de 22 ans originaire de la banlieue sud placée sous ordre d’évacuation depuis le 5 mars, explique que malgré l’aide reçue – matelas et repas pour la rupture du jeûne durant le Ramadan – la peur demeure constante à cause des frappes.
Selon les autorités libanaises, plus de 770 personnes ont été tuées depuis le début de l’escalade, dont plus de 100 enfants, un bilan qualifié d’« effroyable » par l’UNICEF. Face à l’ampleur de la crise, les Nations unies ont lancé à Beyrouth un appel humanitaire de 308 millions de dollars afin de financer l’assistance d’urgence pendant trois mois.
Le rôle de l’ONG Amel auprès des enfants déplacés
L’article souligne également l’action de Amel Association International, engagée dans le soutien aux populations déplacées.
Dans l’école Omar Al-Farouk, située dans le quartier de Tarik El-Jdideh à Beyrouth, où plus de 160 familles sont hébergées dans des salles de classe ou sous des tentes installées dans la cour, l’ONG organise des activités destinées aux enfants déplacés.
« Dans la cour, des enfants jouent ou dessinent, assis sur des bâches. Ces activités récréatives sont organisées par l’organisation non gouvernementale Amel, avec le soutien de l’Unicef », rapporte Le Monde.
Ces activités offrent un moment de répit aux enfants confrontés à la violence du conflit.
La coordinatrice de l’organisation, Marie-Reine Bou Saab, souligne toutefois la persistance de besoins humanitaires importants :
« L’entraide reste de mise. Mais la question des repas est un vrai problème. Il y a des initiatives individuelles ou d’ONG, mais la nourriture n’est pas assurée de manière stable. »
Une crise humanitaire aggravée
Selon les Nations unies, seule une minorité des déplacés – environ 130 000 personnes – est actuellement hébergée dans les 600 abris collectifs ouverts par les autorités, souvent des écoles. Beaucoup d’autres trouvent refuge chez des proches, dans des logements loués dont les prix ont fortement augmenté, ou dans des conditions précaires, certains dormant dans des tentes improvisées, dans leurs voitures ou sur le front de mer de Beyrouth.
Dans ce contexte de destructions et de déplacements massifs, l’intervention d’organisations humanitaires comme Amel apparaît essentielle pour soutenir les populations affectées, notamment les enfants, particulièrement vulnérables aux conséquences du conflit.
Revue de presse
Titre : Au Liban, l’urgence humanitaire sous les bombes – L’ONG Amel mobilisée auprès des déplacés
Source : Le Monde
Auteur : Laure Stephan, Beyrouth (correspondance)
Date : 14 mars 2026, 15h30
Lien : https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/14/au-liban-l-urgence-humanitaire-sous-les-bombes_6671210_3210.html